Ah Facebook! Et dire que je le pratique depuis son ouverture au reste du monde voilà bientôt un an. Quelle belle évolution des réseaux sociaux tout de même (oui car MySpace, si on n’est pas un arrrtîîîste et bien ça n’a franchement aucun intérêt): on communique, on retrouve des amis, on s’en fait des nouveaux, on en rachète même, c’est dire. C’est vrai que c’est bien complet, ludique et surtout très pratique: on peut créer des événements en deux clics, y inviter et y informer ses amis. Et perso j’ai pas mal exploité le réseau pro lorsque j’étais à la recherche d’un boulot… Facebook j’adore, je pratique, j’exploite à fond, et surtout je ne le nie pas. C’est un peu une extension de ma boite mail et de mon mobile… Vous l’aurez compris j’adhère à 100%.
Cependant, comme toutes merveilles socialo-vituelles, Facebook a des failles. Il ne faut pas croire tout ce que les gens y déclarent, y font et y mettent - quoique dans certains cas, c’est une vraie mine d’informations sur les gens que l’on côtoie, qui permet de démasquer (ou de déceler) leur vraie personnalité. Mais ça c’est une autre histoire, j’y reviendrai certainement plus tard.
Tout ça pour dire que Facebook n’est pas à 100% sûr! Et bien oui ma bonne dame, c’est une réalité: il ne faut pas croire tout ce qu’on trouve sur le net… Tenez un exemple probant : récemment j’ai décidé d’enlever des infos de mon profil pour faire un test. C’est alors que tous mes amis retrouvent dans leur mini feed: « Marion is no longer listed as single ». Et là c’est le drame! Quinze minutes plus tard je reçois un mail d’une de mes copines qui s’interroge sur mon nouveau statut, et surtout qui s’indigne car je ne lui ai pas dit que j’avais « un mec »!!! Puis je reçois des textos, un voice mail, des messages sur mon wall. Bref, tout mon entourage est exalté par mon nouveau statut et se demande surtout QUI est le nouvel élu de mon coeur… Bref, c’est la folie. Sauf que moi je n’ai fait qu’enlever des infos, je n’ai jamais dit ni affiché que j’avais rencontré quelqu’un! Au final, j’ai du dire à tout le monde que « NON je n’avais rencontré personne et que OUI j’étais toujours célibataire » et j’ai évidemment remis illico les infos sur mon profil car j’en avais marre de me justifier – même si cela m’a bien amusé un moment.
Finalement, Facebook c’est un peu comme le téléphone arabe auquel on jouait quand on était gamin, ça déforme les informations. Depuis, j’aime jouer de cette faille en affichant des statuts insensés ou mystérieux. Il faut dire que cela marche à tous les coups, il y a forcément quelques personnes qui réagissent et moi ça m’amuse beaucoup.
Dernier point – pour aujourd’hui du moins -, le phénomène de groupe. C’est quelque chose d’abso-lu-ment merveilleux! J’adore aller regarder les groupes auxquels adhèrent mes amis facebookiens – le constat est souvent atterrent d’ailleurs, car il y a vraiment des gens qui n’ont honte de rien, et surtout qui l’affichent! Encore un phénomène sociétal intéressant à observer de près… Voyeurisme? Provocation? Déchéance? Ou surtout stupidité sociale? Facebook est utile, car il en dit long sur les gens qui y sont, une vraie mine d’informations gratuite, exploitable, utilisable, influençable. J’aime. (Pour ma part, je trouve le système de groupes secrets bien plus malin, mais ça ne regarde que moi bien sûr.)
Toujours est-il que je me dis souvent que si je devais me remettre aux études, mon mémoire serait cette fois-ci sur la montée des réseaux sociaux, avec comme exemple de fond un comparatif Facebook/Myspace/Bebo&Co - à côté de ça mes deux mémoires sur les blogs politiques et les blogs comme nouveaux médias, feraient bien triste mine… Enfin faut bien s’arrêter un jour de toute façon, mais Internet et ses communautés me surprendront et me passionneront toujours autant. D’ailleurs, j’attends avec impatience la nouvelle pépite qui viendra supplanter tout ça! A quand le nouveau réseau social made by Google Inc? En attendant merci Harvard…